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2011

06 NOV 2011 : OUVERTURE OFFICIELLE DE L’ANNEE ACADEMIQUE 2010/2011 AU GRAND SEMINAIRE PHILOSOPHICUM DE KABGAYI

Dimanche 06 novembre2011, le Grand Séminaire st Thomas d’Aquin, Philosophicum Kabgayi, a procédé à l’ouverture officielle de l’année académique 2011/2012. Les cérémonies du jour ont débutées par une leçon inaugurale donnée par l’Abbé dr Fabien Hagenimana concernant les défis de la foi face au nihilisme généré par les courants du post modernisme. 

 

L’abbé docteur a bien décrit les différents moments de l’histoire qui ont abouti à une situation où Dieu devenait un fardeau lourd à supporter, aux yeux de certains. Pendant le Moyen Age, Dieu était une référence presque obligée, et avec l’avènement des temps modernes, l’homme a voulu récupérer ce qu’il croyait être sien c’est-à-dire le « je pense » au détriment du « je suis ». De là, l’homme a estimé plus vrai de se référer davantage à lui et à son intelligence qu’à la transcendance qui est sentie de plus en plus comme le fruit de l’obscurantisme. C’est dans cet esprit qu’a surgi le siècle des lumières pour manifester le triomphe de la raison sur ce qui ne l’est pas. 

 

Le sommet de cet esprit est sans doute le nihilisme de Friedrich Nietzsche qui déclare la mort de Dieu. Le post modernisme est exactement dans cette ligne, bien que d’une façon subtile, il évite toute référence à Dieu en faveur de ce que peut produire l’intelligence de l’homme. 

 

L’Abbé Fabien Hagenimana a clôturé la leçon en lançant un défi de ce que deviendra l’homme en dehors de l’Absolu. L’homme pourra-t-il se reconnaître en dehors de sa raison d’être? Sera-t-il ce qu’il est en dehors de ce qui le fait être ?

 

La messe solennelle a été présidée par Mgr Smaragde Mbonyintege, Evêque de Kabgayi et President de la Conference Episcopale du Rwanda, assisté par Mgr Philippe Rukamba, Evêque de Butare, l’Abbé Joseph Puthenpurayil Anthony, chargé d’affaires a.i. et Secrétaire de la Nonciature Apostolique au Rwanda, Mgr Alphonse Rutaganda, Directeur du SNEC, les formateurs au Grand Séminaire et les autres prêtres venus se joindre à la communauté du Philosophicum pour cette heureuse circonstance. 

 

L’homélie a été ponctuée par la recherche de la vraie connaissance qui va au-delà de la « sophia » grecque pour se définir dans l’ « Agapé », la vraie sagesse qui se retrouve dans le résumé de tous les commande-ments : « aimer Dieu et aimer son prochain ».

 

Après la messe, ont été prononcés les discours d’ouverture de l’année académique. Le Recteur, A. Védaste Kayisabe, nouveau au titre, a présenté la situation des chiffres au début de l’année académique. Il a ensuite énoncé le mot d’ordre qui les accompagnera le long de l’année académique à savoir « enracinés en Jésus-Christ ». Il a en outre souligné l’imminence d’entrer dans la réforme de l’enseignement de Philosophie décrétée par la Congrégation pour l’Enseignement Catholique. Cette dernière exige une troisième année et une systématisation de la matière qui insiste sur les cours à caractère métaphysique.

 

Le représentant des Séminaristes a de son côté remercié ceux qui sont venus rehausser la fête et a manifesté la volonté de tous les Séminaristes d’accueillir la formation comme une chance et une condition pour murir leur vocation.

 

Au nom de la Nonciature, l’Abbé Joseph Puthenpurayil Anthony a d’abord souhaité au nouveau Recteur une mission fructueuse. Il a relevé le caractère de la formation qui se donne au séminaire et il a beaucoup souligné son importance pour la vie future de l’Eglise. Il a invité les séminaristes à croître dans la foi devant Dieu et devant les hommes. On est très regardé, a-t-il dit, c’est pour cela qu’on est invité à être témoin de sa foi et de la vérité évangélique.

 

Avant de déclarer ouverte l’année académique 2011-2012, Mgr Smaragde Mbonyintege a bien déclaré que la Conférence Episcopale du Rwanda était d’accord avec la réforme de l’enseignement philosophique qui exigera une troisième année. Il est par ailleurs revenu sur le sérieux qui doit marquer le choix des candidats au sacerdoce. Il ne faut jamais penser qu’on peut devenir prêtre par un simple désir et par l’insistance du candidat ; le sacerdoce exige un certain comportement.

 

Au cours de la réception qui a suivie, Mgr Smaragde a saisi l’occasion pour rappeler aux séminaristes de ne jamais forcer les voies du Seigneur. Celui qui ne se sent pas dans la vocation sacerdotale, il est libre de choisir une autre voie. L’important n’est pas d’être prêtre, mais un bon prêtre, a-t-il souligné. Il a assuré aux séminaristes de la sollicitude de leurs Evêques et de l’Eglise en général.

Sources: CEPR, BULLETIN HEBDOMADAIRE D’INFORMATION NO 039

Sélection du 05 au 11 novembre 2011


24 Kanama 2014: Icyumweru cya 21 mu byumweru bisanzwe

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