Section 4 : Délits contre la religion et l’unité de l’Eglise

Section 4 : Délits contre la religion et l’unité de l’Eglise


29. «Garde le dépôt» (1 Tim 6, 20)


Chaque clerc, à la veille de son ordination, proclame solennellement sa Profession de foi en déclarant notamment qu’il croit et professe « tout ce qui est contenu dans le Symbole de la Foi, dans son ensemble ou séparément». Après le Credo proprement dit, il poursuit : « Avec une foi inébranlable, je crois aussi à tout ce qui est contenu ou transmis dans la Parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l’Eglise pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par un magistère ordinaire et universel ».


Lors du Serment de fidélité dans l’exercice de son ministère, l’ordinand ou bien le curé qui prend possession de la paroisse qui lui est confiée déclare: «Dans l’exercice de la fonction qui m’est confiée au nom de l’Eglise, je conserverai intègre, je transmettrai fidèlement et j’illustrerai le dépôt de la foi; j’éviterai donc toute doctrine qui soit contraire à celui-ci». Ainsi le clerc, durant toute sa vie et son ministère, est appelé à «combattre le beau combat de la foi», pour « conquérir la vie éternelle» auprès du Seigneur de gloire (cf. 1Tim.6, 12 ; 2Tim 4,7-8).


30. Indices d’une situation de délit


§ 1. Tout ministre ordonné manque à ses engagements lorsque sa pensée, son action et son comportement contredisent la profession de foi proclamée devant l’Ordinaire lui-même ou son délégué et l’assemblée des fidèles au moment de l’ordination ou de la prise de possession canonique d’un office ecclésiastique.


§2. Les actes suivants de la part d’un clerc constituent des infractions très graves contre la foi et l’unité de l’Eglise :

1° Apostasie, qui, selon le can.751, est «le rejet total de la foi catholique »


2° Hérésie, qui, selon le même canon, est «la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité » ;


3° Schisme, qui, toujours selon le canon cité ci-dessus, est «le refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Eglise qui lui sont soumis».


§3. Parmi d’autres faits contraires à l’orthodoxie catholique qui méritent d’être également réprouvés, nous pouvons relever les exemples suivants :


1° Enseignement de doctrines fausses ou d’opinions déjà condamnées par le magistère ;

2° Relativisation ou banalisation des normes de validité ou de licéité dans la célébration d’un sacrement;

3° Admission de protestants à la communion eucharistique à l’occasion ou sous le prétexte de faire de l’œcuménisme ;

4° Adhésion à une organisation qui conspire contre l’Eglise catholique ;

5° Adhésion à un mouvement religieux qui promeut des dévotions sectaires ou déviantes, souvent basées sur de prétendues visions ou révélations privées non reconnues par l’Eglise.

6° Prétention à des pouvoirs d’exorcistes.


31. Ce que dit le Code


a) Can 750, sur la profession de la foi orthodoxe :


«On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, c'est-à-dire dans l'unique dépôt de la foi confié à l'Église, et qui est en même temps proposé comme divinement révélé par le magistère solennel de l'Église ou par son magistère ordinaire et universel, à savoir ce qui est manifesté par la commune adhésion des fidèles sous la conduite du magistère sacré; tous sont donc tenus d'éviter toute doctrine contraire».


b) Can. 760, sur la fidélité dans la présentation du mystère du Christ :


«Dans le ministère de la parole qui doit s'appuyer sur la Sainte Écriture, la Tradition, la liturgie, le magistère et la vie de l'Église, le mystère du Christ sera proposé intégralement et fidèlement».


c) Can 1364, sur l’apostasie, l’hérésie et le schisme :


§ 1. «L'apostat de la foi, l'hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latae sententiae, restant sauves les dispositions du can. 194, § 1, n. 2; le clerc peut de plus être puni des peines dont il s'agit au can. 1336, § 1, nn. 1, 2 et 3».


§ 2. «Si une contumace prolongée ou la gravité du scandale le réclame, d'autres peines peuvent être ajoutées, y compris le renvoi de l'état clérical».


d) Can 1365, sur des célébrations interdites :


«La personne coupable de participation interdite aux célébrations sacrées sera punie d'une juste peine».


e) Can 1368, sur le parjure:


«Qui se parjure en soutenant une affirmation ou en faisant une promesse devant l'autorité ecclésiastique sera puni d'une juste peine».


f) Can 1371, sur 1’enseignement de doctrines condamnées:


«Sera puni d'une juste peine: qui, en dehors du cas dont il s'agit au can. 1364, §1, enseigne une doctrine condamnée par le Pontife Romain ou le Concile Œcuménique, ou bien qui rejette avec opiniâtreté un enseignement dont il s'agit au can. 752, et qui, après avoir reçu une monition du Siège Apostolique ou de l'Ordinaire, ne se rétracte pas».


g) Can. 1374, sur la conspiration contre l’Eglise:


«Qui s'inscrit à une association qui conspire contre l'Église sera puni d'une juste peine; mais celui qui y joue un rôle actif ou qui la dirige sera puni d'interdit».


h) Can 1172, § 1 et §2 sur les exorcismes:


«Personne ne peut légitimement prononcer des exorcismes sur les possédés, à moins d'avoir obtenu de l'Ordinaire du lieu une permission particulière et expresse».


«Cette permission ne sera accordée par l'Ordinaire du lieu qu'à un prêtre pieux, éclairé, prudent et de vie intègre».


32. Mesures de droit particulier


§1. 1° Un clerc coupable d’apostasie, d’hérésie ou de schisme sera puni des peines prévues au Canon 1364. Pour sa réintégration dans le clergé, il doit être soumis pendant un temps suffisant à un recyclage doctrinal et spirituel.


       2° Cette réintégration se fera publiquement au cours d’une cérémonie liturgique de réconciliation avec l’Eglise présidée par l’évêque en présence du clergé et de fidèles. Cette cérémonie comportera notamment le renouvellement de la profession de foi baptismale et des promesses sacerdotales comme au jour de l’ordination. En cas de récidive, le clerc sera renvoyé de l’état clérical.


§2. Restant sauves les dispositions de la loi générale, tout clerc , qui, après monition et réprimande, persiste dans l’adhésion ouverte à un mouvement religieux qui milite pour des dévotions sectaires ou douteuses, sera puni de privations. Mais celui qui joue un rôle actif dans ce mouvement ou le dirige sera puni de suspense.


§3. Un clerc qui prétend être favorisé d’un charisme de guérison non reconnu par l’Ordinaire recevra une monition et, si nécessaire, une mise en garde de la part de l’Ordinaire. S’il persiste dans sa prétention, il sera puni d’interdiction. En cas de récidive, des peines plus graves seront ajoutées, y compris la suspense.


§4 Conformément aux dispositions du Canon 1172, un clerc qui s’adonne à des pratiques d’exorcismes sur des possédés, même présumés, sans permission particulière et expresse de l’Ordinaire du lieu sera puni de privations. Si une contumace prolongée le réclame, d’autres peines plus graves peuvent être appliquées, y compris la suspense.


§5. Un clerc qui prétend avoir reçu une mission d’apôtre , itinérant et qui, malgré une monition et une mise en demeure de la part de son Ordinaire propre, continue à circuler dans des paroisses et communautés en ignorant l’Ordinaire du lieu, sera puni d’interdiction ou de suspense selon la gravité de la situation. En cas de récidive, d’autres peines pourront être infligées, y compris le renvoi de l’état clérical. 


24 Kanama 2014: Icyumweru cya 21 mu byumweru bisanzwe

         AMASOMO:
Iz 22, 19-23abr /> Rom 11, 33-36
 Mt 16, 13-20


«Wowe uri Kristu, Umwana w'Imana Nzima. »