jeu.

11

nov.

2010

Benoît XVI nommera 24 nouveaux cardinaux le 20 novembre

Benoît XVI nommera 24 nouveaux cardinaux le 20 novembre prochain. Parmi ces nominations, certaines viennent remercier le dévouement à l’Église. Portrait du nouveau collège cardinalice. Renouveau au collège cardinalice.

 

Le 20 octobre, Benoît XVI a annoncé qu’il créerait 24 nouveaux cardinaux au cours d’un consistoire convoqué pour le 20 novembre prochain. Ce sera la troisième promotion cardinalice du pontificat, après celles de mars 2006 et novembre 2007 qui avaient vu la création de 38 cardinaux.

 

Sur les 24 cardinaux qui seront créés en novembre prochain, quatre sont âgés de plus de 80 ans et ne pourraient pas participer à un conclave chargé d’élire le pape. En les créant cardinaux, Benoît XVI veut donc les honorer et leur rendre un hommage particulier. Ses quatre choix sont significatifs : l’espagnol Mgr José Manuel Estepa Llaurens, évêque émérite aux armées, a été aussi un des rédacteurs du Catéchisme de l’Église catholique ; Mgr Elio Sgreccia, grand expert de bioéthique, a été de 2005 à 2008, président de l’Académie pontificale pour la vie ; Mgr Walter Brandmüller est président émérite de la Commission pontificale pour les sciences historiques ; enfin, la nomination de Mgr Domenico Bartolucci (93 ans) peut apparaître comme une éclatante réhabilitation. Maître de chœur, compositeur lui-même, Mgr Bartolucci a dirigé pendant plus de quarante ans la Chapelle Sixtine, y maintenant brillamment la musique polyphonique et le chant grégorien. Puis, en 1997, il a été brutalement écarté de sa fonction par les responsables d’alors des cérémonies pontificales. Devenu pape, Benoît XVI, très attaché à la musique et au chant sacrés, avait tenu à honorer Mgr Bartolucci en lui demandant, en 2006, de diriger un concert exceptionnel à la Chapelle Sixtine. Aujourd’hui, en le créant cardinal, Benoît XVI répare, en quelque sorte, l’affront de 1997.

 

Les 20 autres cardinaux créés sont plus ou moins inattendus.


La présence sur la liste des promus de l’ancien nonce à Paris, Mgr Fortunato Baldelli, n’est pas due à cette fonction passée (les anciens nonces à Berlin et à Washington n’ont pas été promus) mais plutôt à ses fonctions actuelles de Pénitencier majeur. Pareillement, il n’est pas surprenant de voir parmi les nouveaux promus les chefs de plusieurs dicastères majeurs dont les titulaires sont traditionnellement des cardinaux. La dignité cardinalice vient s’ajouter à une nomination intervenue ces dernières années ou ces derniers mois : ainsi pour Mgr Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des saints ; Mgr Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le Clergé ; Mgr Raymond Léo Burke, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique ; Mgr Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens ; Mgr Valasio De Paolis, Président de la Préfecture des Affaires économiques du Saint-Siège ; Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la Culture.

 

Certains de ces futurs cardinaux de Curie sont particulièrement en syntonie avec la pensée et l’action de Benoît XVI. On peut citer Mgr Amato, qui a été, de 2002 à 2005, un des collaborateurs proches du cardinal Ratzinger à la Congrégation pour la Doctrine de la foi ; Mgr Burke, ancien archevêque de Saint-Louis, qui est un ami des communautés attachées à la forme extraordinaire du rite romain (le 18 octobre 2009, il avait célébré une messe solennelle selon le rite traditionnel dans la basilique Saint-Pierre); Mgr De Paolis, qui a été chargé par le Pape de réformer les Légionnaires du Christ.

 

Les évêques résidentiels.


Dix des 24 nouveaux cardinaux promus sont des évêques résidentiels. La dignité cardinalice étant traditionnellement conférée aux titulaires de certains grands sièges épiscopaux, il n’est donc pas étonnant de voir figurer sur la liste des nouveaux promus les archevêques de Palerme (Mgr Paolo Romeo), Washington (Mgr Donald Wuerl), Varsovie (Mgr Kazimierz Nycz). En revanche, on ne relève aucun nouveau cardinal français. Un journal a déploré que l’Asie soit « la grande oubliée de ce futur consistoire ». C’est inexact. Est très significative la promotion au cardinalat de Mgr Malcom Ranjith, archevêque de Colombo, au Sri Lanka. Il a été secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements de 2005 à 2009. À ce poste, il a été un des maîtres d’œuvre de la restauration liturgique entreprise par Benoît XVI (notamment le motu proprio du 7 juillet 2007).

 

Artisan de la réforme


À Colombo, il reste un ardent promoteur de la « réforme de la réforme » (liturgique) souhaitée par le Pape. En témoigne la grande Convention liturgique qu’il a organisée dans son diocèse en septembre dernier. Y ont participé notamment le cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, et deux des interprètes les plus autorisés de la pensée de Benoît XVI en matière liturgique (le père Michael Lang et Martin Mosebach).

 

La nomination de Mgr Reinhard Marx, archevêque de Münich et Freising, est, elle aussi, significative à plusieurs titres. À 57 ans, il va devenir le plus jeune cardinal du Sacré-Collège. Dans un épiscopat allemand qui n’hésite pas, souvent, à marquer son désaccord avec le Saint-Siège, Mgr Marx s’est montré à plusieurs reprises en consonance avec Rome. On l’a bien vu lors de l’affaire Hasenhüttl, prêtre du diocèse de Trèves, professeur émérite de théologie à l’université de Sarrebruck, qui avait accepté, à partir de 2003, de célébrer des offices œcuméniques au cours desquels la communion était distribuée, de manière indistincte, aux catholiques et aux protestants. Mgr Marx, alors évêque de Trèves, avait adressé une longue lettre à l’abbé Gotthold Hasenhüttl lui rappelant la doctrine et la pratique de l’Église en matière d’« intercommunion ». Le théologien persistant dans son attitude, et multipliant les déclarations, Mgr Marx l’avait suspendu, le 17 juillet 2003, de toutes ses « fonctions ministérielles ». L’abbé Hasenhüttl avait fait appel auprès du Saint-Siège. Un an plus tard, le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, avait confirmé la sanction canonique.

 

Malgré cela, le théologien avait continué, dans différents écrits, à justifier son initiative. Après avoir été reçu par Benoît XVI dans les dernières semaines de 2005, Mgr Marx a signé, le 2 janvier 2006, un décret qui retirait à l’abbé Hasenhüttl le droit d’enseigner au nom de l’Église catholique. L’attitude ferme et courageuse de Mgr Marx dans l’affaire Hasenhüttl n’est pas étrangère à sa nomination à l’archevêché de Munich et Freising en 2007, comme à sa promotion cardinalice aujourd’hui.

 

121 électeurs


Le 20 novembre 2010, le Sacré-Collège comptera 203 membres. 121 d’entre eux auront moins de 80 ans, donc pourraient participer à un éventuel conclave chargé d’élire le pape. Le chiffre des 120 électeurs, fixé par Paul VI, sera dépassé, mais pour peu de temps puisque neuf cardinaux atteindront 80 ans en 2011 et ne pourront donc plus participer à un conclave.

 

Yves CHIRON

 

Sources : Homme nouveau

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.)


24 Kanama 2014: Icyumweru cya 21 mu byumweru bisanzwe

         AMASOMO:
Iz 22, 19-23abr /> Rom 11, 33-36
 Mt 16, 13-20


«Wowe uri Kristu, Umwana w'Imana Nzima. »