mar.

15

nov.

2011

Trois ans de Pastorale familiale dans le Diocèse de BYUMBA

La Pastorale familiale est une unité vitale qui va de l’enfance au jeune âge et à la vie adulte et vis-versa. La chaîne ne doit pas être rompue sinon l’étape suivante  en souffre. L’Eglise en tient compte en instituant diverses structures pour accompagner le Chrétien dans ces différents âges. Ainsi y a-t-il l’Enfance missionnaire, la pastorale des jeunes avec divers Mouvements d’Action Catholique dont les Xavéris, les Scouts et autres; ainsi que la pastorale des adultes. Pour ce, l’Eglise ne marie pas l’homme et la femme sans une initiation préalable à cette fin, qui dure plus ou mois deux mois pour les préparer à  cette étape décisive  de la vie qui commence. Dans la suite, il ya différents Mouvements d’Action Catholique qui aident les adultes dont « Agisiyo Gatolika y’Ingo  (AGI) », les Légionnaires, la Ligue du Sacré Cœur de Jésus et Marie dont le nombre prépondérant sont des adultes. Dans le cadre de ces trois ans de la Pastorale familiale dans notre Diocèse de Byumba, l’encadrement des adultes surtout des mariés va se focaliser sur l’«IHURIRO RY’INGO ».  Pourquoi cette insistance sur la famille ? 

 

La famille est normalement le berceau  où l‘on connaît la chaleur maternelle et la rigueur du papa durant notre tendre enfance et la puberté. Mais aussi où la maman et le papa reçoivent et donnent l’affection. On dit en kinyarwanda que « umwana apfa mu iterura ; Akaburiye mu isiza ntikabonekera mu isakara », pour souligner ce début de la vie qui doit être soigné comme pour arroser et mettre du fumier ni moins ni plus sur les semences dans la pépinière qu’est la famille sans quoi  les semences ne poussent pas comme il faut. Et l’enfant, et la maman, et le papa y trouvent la satisfaction normale et adéquate. L’enfant dont les parents sont désunis souffrira de la chaleur maternelle et la rigueur paternelle et sera peut-être aigri dans toute sa vie s’il n’arrivera pas à intégrer ce manque. Une femme qui n’épanouie pas avec son mari et ses enfants aura raté sa vie conjugale. Le mari autant. Ne dit-on pas que « Ukurusha umugore/umugabo aba akurusha urugo ? »Aussi  quand le mari  a-t-il des ennuis avec sa femme ce sont ses collègues de travail qui paient les pots cassés car il se présentera en mauvaise posture à cause du désenchantement de ce qu’il vit en lui-même.

 

Ce faisant, le Diocèse dans sa pastorale, considère la famille comme un lieu saint et doit être préservé de toute souillure. Ne dit-on que la première Eglise est la famille et que le papa en est le grand prêtre. Durant la formation au Séminaire, on nous disait que le premier séminaire est la famille. C’est là où nous apprenons le savoir vivre et le savoir faire. Qu’en est-on avec les ménages d’aujourd’hui, dits des évolués, où les parents fonctionnaires sont des étudiants du soir ou de la semaine? L’enfant sera bien éduqué si les parents trouvent du temps pour lui manifester la chaleur maternelle et la rigueur paternelle. C’est pour ses raisons que la pastorale de notre Diocèse va centrer ses efforts sur les familles ou l’«IHURIRO RY’INGO» dans ces trois ans, 2011-2013.

 

QU’EST-CE QUE C’EST L’ «IHURIRO RY’INGO» ?

 L’«IHURIRO RY’INGO» est un regroupement des familles qui veulent renouveler leurs engagements matrimoniaux. Ces couples bénéficient des formations ad hoc  qui se clôturent par une journée de récollection  pour renouveler les vœux du Sacrement de Mariage contracté il ya x années. Toutes les familles du Diocèse sont conviées à passer par cette école. L’IHURIRO RY’INGO est un rassemblement de plusieurs couples où ces derniers se donnent témoignages de la vie conjugale, aidés par un prêtre ou une autre personne experte en matière. Les familles vivant dans l’harmonie et la concorde aident celles en difficultés et désunies, le modérateur étant là pour guider les discussions et ressurgir les points saillants.

 

Pour résumer la doctrine de l’IHURIRO, on parle des quatre tables ou lieux  qui solidifient les liens matrimoniaux : 1) la table de la Parole de Dieu et l’Eucharistie ; 2) la table de la prière commune ; 3) la table de la nourriture corporelle ; 4)  la table de l’union corporelle. On notera l’interaction  entre ces quatre  moments où l’un prépare et achève l’autre comme un cercle qui ne peut pas être rompu sans en perdre ce nom. La formation sur les engagements matrimoniaux porte sur l’amour conjugal, la parenté responsable, l’éducation des enfants, le développement socio-économique du ménage ainsi que la vie chrétienne engagée. Les enseignements passent par les expériences vécues et échanges cordiales.

 

Pour que les membres de la famille soient heureux, il doit y avoir: le dialogue franc et sincère, la concertation avant de prendre les initiatives, le partage ainsi que la prière qui illumine tout ce que l’on fait. Le dialogue familial doit  impliquer et les enfants et les parents pour que les projets de la famille ne soient pas l’affaire de l’un ou l’autre mais intéresse tout un chacun. Et ceci pour gagner l’engagement et l’assentiment de tous. 

 

Qu’est-ce que l’on va faire concrètement dans ces trois ans?

Les activités à réaliser durant cette période, selon l’agenda fixé par l’Evêque lors de la réunion avec la Commission Diocésaine pour la Famille, sont   

  • L’insistance sur la Pastorale familiale ou « IHURIRO RY’INGO » et l’action familiale ou la planification des naissances par la méthode naturelle, « UBUSUGIRE BW’INGO », dans toutes les Paroisses du Diocèse
  • La prière pour la famille se trouvant dans l’« Igitabo cy’umukristu », page  131, doit être enseignée et récitée  dans les familles, les Communautés Ecclésiales de Base, et avant l’action de grâce dans la Messe et Célébrations de la Parole dans tout le Diocèse
  • Il y aura une prière d’intercession à l’intention des familles pour tout le Diocèse dans la prière universelle de chaque Messe et Célébrations de la Parole
  • La composition des chants, poèmes et théâtres à l’intention de ces 3 ans consacrés à la famille
  • La préparation et la célébration des Anniversaires et Jubilés de 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, 50ans et plus du Sacrement de mariage dans toute les Paroisses
  • Chaque famille comportera une Bible et vivra de la Parole de Dieu

Profitons donc de cette occasion que l’Eglise nous  offre pour soigner nos relations familiales afin que nos énergies soient concentrées sur le bien-être spirituel, social et économique de nos ménages et du pays. L’Eglise est prête pour nous y aider.

Abbé Valens NSABAMUNGU, Vicaire à la Paroisse NYAGAHANGA


24 Kanama 2014: Icyumweru cya 21 mu byumweru bisanzwe

         AMASOMO:
Iz 22, 19-23abr /> Rom 11, 33-36
 Mt 16, 13-20


«Wowe uri Kristu, Umwana w'Imana Nzima. »