lun.

03

janv.

2011

COMMUNIQUE DE LA CONFERENCE DES EVEQUES CATHOLIQUES DU RWANDA Sur la protection de la vie et la dénonciation du crime d’avortement

COMMUNIQUE DE LA CONFERENCE DES EVEQUES CATHOLIQUES DU RWANDA

Sur la protection de la vie et la dénonciation du crime d’avortement

(Libre et rapide traduction par le Secrétariat général de la Conférence Episcopale du Rwanda)

 

Chers Frères et Soeurs,

 

Nous, vos Evêques, réunis à Kigali du 14 au 17 décembre 2010 en session ordinaire de notre Conférence, avons échangé sur divers sujets, y compris le respect et la protection de la vie qui est un don de la miséricorde et de l’amour de Dieu. C’est pourquoi nous avons jugé opportun de vous adresser ce message en cette période de Noel.

 

1. Nous célébrons dans l’allégresse la Naissance de Notre Sauveur Jésus Christ venu pour nous donner la vie et nous la donner en abondance (Jn. 10,10).

 

2. Cependant, en ces temps actuels, se manifestent plusieurs éléments tendant à mettre la vie des hommes en danger, en particulier celle des catégories faibles. C’est pourquoi, à travers ce communiqué destiné aux fidèles et à toutes les personnes de bonne volonté, nous voulons dénoncer avec la dernière énergie le crime grave de l’avortement.

 

3. Toute interruption volontaire de la grossesse est un meurtre qui est un péché grave. Or, il existe des gens qui propagent des idées voulant adducir cette gravité jusqu’à minimiser ce péché sous le faux prétexte de la défense des droits et de la liberté de la femme, en ignorant sciemment ceux de l’enfant. Voilà pourquoi nous dénonçons aussi le soi-disant « Protocole de Maputo » du 11 juillet 2003. Nous l’avons écrit au Président de la République le 13 janvier 2007 en lui signifiant nos inquiétudes sur le contenu de l’article 14 dudit protocole en ce qui concerne «l’avortement comme manière de promouvoir les droits de la femme à la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive et comme solution à l’accroissement démographique ». En nous référant à la culture rwandaise et à l’enseignement de l’Evangile du Christ, nous avons le devoir de protéger la vie et de la promouvoir de manière permanente. Nous savons par ailleurs que dans notre histoire récente, la famille rwandaise a éprouvé de graves problèmes dus au non respect de la vie qui a conduit au crime du génocide contre les Tutsi et à plusieurs guerres qui ont emporté de nombreuses vies innocentes.

 

4. Nous réaffirmons que la vie humaine est un don de haute valeur du Dieu Créateur et que, par conséquent, elle doit être respectée et protégée depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle. Dieu est le seul Maitre de la vie, car la vie provient de Lui et conduit vers Lui. « Avant de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais » (Jr.1, 5).

 

5. Nous en appelons donc à chacun de vous pour qu’il sache que même l’embryon est une personne humaine jouissant d’une relation intime avec Dieu lui-même, et même avec les autres persones. Rappelez-vous la manière dont Jean Baptiste a tressailli de joie dans le ventre de sa mère lorsque la Sainte Vierge Marie, qui portait Jésus en son sein, salua Elisabeth « Dès qu’Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, l’enfant tressaillit dans son sein » (Lc. 1, 41). Par ailleurs, en plus de ces convictions théologiques, les experts en psychologie (et antropologie) attestent que, dès sa conception, l’embryon est une personne complète, et que par conséquent, il doit être accueilli car il aime et doit être aimé

 

6. Répétons-le, l’avortement est un meurtre d’une personne humaine et constitue une violation d’un droit fondamental sur lequel se basent tous les autres. Il constitue donc un péehé grave devant Dieu et une monstruosité au sein de la famille humaine, car ce péché est commis contre une personne humaine , n’ayant aucune défense, et qui pis est, la plupart du temps par ceux-là mêmes qui ont le devoir de le protéger comme parents ou comme protecteurs de la vie en général.

 

7. Nous demandons à toutes les personnes concernées, en particulier aux législateurs du Rwanda, aux agents médicaux et à la nation rwandaise en général, de ne pas laisser libre cours aux fausses idées sur la vie humaine qui n’accordent pas la vraie valeur à la mère ni à l’enfant en tant qu’être innocent.

 

8. En dénonçant le crime de l’avortement, nous n’ignorons pas qu’il y ait des problèmes graves que les femmes peuvent rencontrer, tels que les grossesses non voulues, le viol sous ses diverses forms et la misère familiale. Cependant, même si ces problèmes sont réels, ils ne doivent en aucun cas constituer un aribi pour l’avortement, car celui-ci est un meurtre prémédité. Par ailleurs, il s’est avéré que l’avortement laisse à la mère de graves séquelles psychiques qui se manifestent souvent par un profound et maladif chagrin. C’est pourquoi nous invitons toutes les personnes, en particulier les services concernés, à accueillir avec affection les mères aux prises avec de tells problèmes.

 

9. Avant de conclure ce message, nous demandons aux fidèles chrétiens et à toutes les personnes de bonne volonté de nous joindre pour conjuguer nos efforts dans la lutte contre ce crime de l’avortement et de promouvoir les idées promotrices et protectrices de la vie et d’apporter une assistance aux personnes pouvant être tentées de commettre ce péché.

 

10.  Nous vous adressons nos meilleurs voeux de Joyeux Noël et du Nouvel An 2011 et nous vous confions à la protection de la Sainte Vierge Marie, Mère du Verbe.

 

Fait à Kigali le 17 décembre 2010

 

+ Smaragde MBONYINTEGE

Evêque de Kabgayi

et Président de la Conférence Episcopale du Rwanda

 

+ Thaddée NTIHINYURWA

Archevêque de Kigali

et Administrateur Apostolique du Diocèse de Kibungo

 

+ Augustin MISAGO

Evêque de Gikongoro


+ Servilien NZAKAMWITA

Evêque de Byumba

 

+ Jean Damascène BIMENYIMANA

Evêque de Cyangugu

 

+ Alexis HABIYAMBERE, sj

Evêque de Nyundo

et Administrateur Apostolique du Diocèse de Ruhengeri

 

+ Philippe RUKAMBA

Evêque de Butare 


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